TJ Parker : “On dit souvent qu’on apprend lorsque l’on perd, mais c’est faux”

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TJ Parker : "On dit souvent qu'on apprend lorsque l'on perd, mais c'est faux"

Après le titre remporté avec la Chorale de Roanne, TJ Parker, nommé entraîneur de la Chorale en cours de saison, s’est longuement exprimé sur divers sujets dans le dernier numéro de l’émission Com1sport. L’occasion de mieux connaître le seul français de l’histoire à avoir coaché une équipe étrangère en Euroleague, et qui retrouvera son frère l’année prochaine en Betclic Élite.

Sur sa méthode qui a mené Roanne au titre :

“Le groupe avait un manque de confiance. Je n’ai pas choisi un joueur. Pour moi, ils étaient tous sur la même ligne, j’ai rencontré les joueurs un par un. J’avais déjà vu quelques entraînements, et mon objectif, ça a été de leur donner du plaisir. Après une défaite à Châlons-Reims, on aurait dit que c’était la fin du monde. Je leur ai dit : “C’est pas une question de vie ou de mort, c’est du basket !” Après ça, je leur ai dit que si on perdait, ce qui allait arriver, ce n’était pas grave, il fallait se tourner vers le match suivant. On dit souvent qu’on apprend quand on perd, c’est faux. Moi, je leur fais plus de vidéos et je suis parfois plus dur avec eux quand on gagne et que les choses demandées n’ont pas été respectées.”

Sur la disparition de son père avant son arrivée à la Chorale :

“C’est très triste. Je n’avais jamais vécu un tel évènement. Quelqu’un qui t’envoie des messages tous les deux jours, qui t’appelle avant chaque déplacement, ça n’existe pas. Quand je parle avec les gens qui le connaissaient, je me dis qu’il a été mit sur cette terre pour leur faire du bien. Il avait un cœur énorme. Maintenant, il est là-haut, mais on ne peut pas être faible. Pour tout ce qu’il a fait pour moi, je suis obligé d’aller faire ce que je fais. Ce titre, je lui dédie. Je sais qu’il est fier de moi et de ce que je fais. Sans lui, je n’en serais pas là. Ces évènements-là te font relativiser plein de choses. Au final, mon job, ça n’est que du sport, il y a des choses dix fois pires dans la vie. C’est pour ça que je dis à mes joueurs que quand ils jouent au basket, ils doivent oublier leurs problèmes d’en dehors. C’est quelque chose qu’ils avaient rarement entendu avant.”

Sur la situation de Roanne la saison prochaine :

“On a un président (Emmanuel Brochot) qui bosse comme un acharné, qui est un passionné. Roanne doit le remercier, sans lui, il n’y aurait pas ce club, cette salle agrandie. Il donne beaucoup, le club a de la chance de l’avoir. Niveau budget, ça peut monter grâce à lui. Je pense qu’on va remonter là car on a des ambitions. On avance étape par étape, mais c’est sûr qu’il voit plus loin qu’une simple montée en Betclic Élite. Sans Coupe d’Europe, c’est plus compliqué de recruter. Il faut leur vendre un projet, avec des choses intéressantes, du genre leur montrer qu’ils peuvent venir ici, et toucher deux ou trois fois plus ensuite dans un autre club. On peut être une sorte de petite passerelle. Sinon, si on trouve un vétéran qui peut nous donner deux ou trois belles années, on doit essayer de le faire venir. Le tout, c’est de faire l’équipe la plus compétitive possible.”

Callum Drayton
Callum Drayton

Meet Callum Drayton, a passionate journalist living in an English city, dedicated to uncovering the latest in sports news. From football pitches to boxing rings, Callum’s knack for storytelling brings every game to life.

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